Senin, 02 Januari 2012

European Cup 1979 1980 Hamburg Sv Dinamo Tbilisi

Second Round,
First Leg
24 October 1979
Volksparkstadion,
Hamburg

Attendance: 57,000
Referee: Georges Konrath


Hambourg est l'un des favoris de la Coupe d'Europe 1979-1980, au même titre que Not-tingham Forest ou le Real Madrid. Il a remporté, quelques mois plus tôt, le quatrième titre de champion d'Allemagne de son histoire, le précédent remontant à 1960, du temps de Uwe Seeler. Il affiche un équilibre collectif, une puissance et un tempérament qui ne sont pas ceux d'un vassal. Il rêve de conquérir, après la Coupe des Coupes (1977), le trophée des seigneurs et d'entamer ainsi un règne de longue durée, à la manière du Bayern de Beckenbauer. Le Beckenbauer du H.S.V., c'est l'Anglais Kevin Keegan qui a réalisé, au cours de la saison précédente, l'un des meilleurs parcours sportifs de son existence. Grâce à Netzer, le directeur sportif- qui a éloigné les réfractaires à Keegan - et grâce à Zebec, l'entraîneur, qui a marié tous les éléments mis à sa disposition, le joueur anglais est devenu un brillant chef de manœuvre sans rien perdre de ses qualités de soliste. Il a reformé avec Hrubesch un duo presque aussi efficace que le célèbre tandem de Liverpool, Keegan-Toshack. Il compte sur la Coupe d'Europe pour affirmer, au niveau du continent, les qualités exceptionnelles qui font de lui un double Ballon d'or de France Football (1978, 1979).

Mais cet avènement de Hambourg, s'il n'eût pas eu lieu sans Keegan, appartient en bonne part à Branko Zebec. Cet ancien international aux 67 sélections yougoslaves et aux deux sélections mondiales, est devenu un technicien de haute volée. On lui prête un grand génie tactique et l'art de bâtir ses victoires à la mi-temps, grâce aux observations de la première période. On le surnomme, en Allemagne, «der Mâcher», le faiseur d'équipes, parce que, partout où il passe, il laisse des traces tangibles de son instinct. Avec lui, le Bayern a remporté le doublé 1969, et Brunswick est devenu l'un des meilleurs clubs de la Bundesliga. Zebec a toujours été un chef. Du temps qu'il était joueur, on le surnommait «César» ou encore «le cobra». Rien ne lui échappe, ni sur le terrain, ni en coulisses. « Mes joueurs ne peuvent rien me cacher, dit-il, et ils le savent. Je ne leur demande pas l'impossible, ni la soumission. Je leur demande seulement déjouer, avec leur talent propre, une certaine partition au sein de l'orchestre. » Yougoslave bon teint, et joueur de balle avant tout, Zebec n'aime pas « les robots, les chiens dressés ou les machines à muscles ». Le footballeur est pour lui un être de chair et de sang doué d'intelligence et de réflexion. Pour exprimer cette idée, Branko Zebec a une définition magnifique : « Je ne veux pas de joueurs avec des yeux de verre ; je veux des joueurs dont les yeux parlent.» Pour aborder la Coupe d'Europe et la saison 1979-80, Zebec et Netzer s'étaient fixé deux objectifs en matière de transferts : Alan Simon-sen, l'ailier avec des ailes aux pieds (parti à Barcelone) et Gerd Zewe, le libero de Fortuna Dusseldorf. Mais ni l'un, ni l'autre ne sont venus, pour des raisons financières essentiellement. Le H.S.V. est donc resté ce qu'il était, avec huit internationaux A dans son effectif (Keegan, Buljan, Kaltz, Kargus, Hartwig, Magath, Memering, Nogly), un neuvième en puissance (Hrubesch) et une équipe estimée à 15 millions de marks (plus de trois milliards d'anciens francs). C'est beaucoup plus que la valeur estimée de l'équipe de Dynamo Tbilissi appelée à rencontrer les Hambourgeois en huitièmes de finale. Mais l'équipe géorgienne a éliminé Liverpool et, si ses joueurs ne sont pas cotés en roubles sur le marché des transferts, ils représentent une force et un caractère qui donnent à réfléchir. Zebec a déjà remarqué qu'ils jouent sans libero, appuyés sur une ligne de quatre arrières habiles à remonter vivement et, d'une manière générale, sur un 44-2 excessivement souple, apte à s'ouvrir comme un accordéon pour déclencher la musique offensive.

Le 24 octobre 1979, dans un Volkparkstadion plein à ras bords, le chef d'orchestre géorgien Kipiani impulse un allegro sur onze notes, dièses et bémols compris. Il a du talent le bougre et les Hambourgeois, derrière leurs pupitres, peinent pour donner la réplique. À la 30e minute, il s'avance jusqu'aux avant-postes et, après avoir mystifié deux défenseurs allemands, expédie Kargus dans la luzerne. L'ex-cobra devenu faiseur de mode hurle ses ordres du bord de la touche. 11 a demandé, avant même le coup d'envoi, que les Hambourgeois débordent sur les ailes, et il aimerait bien qu'on applique ses consignes. Manfred Kaltz, l'arrière droit, n'ajamais eu besoin qu'on le pousse dans ce sens-là. Beaucoup disent, en Allemagne, qu'il est le meilleur ailier du pays, et nombreux sont les clubs, dans le monde, prêts à hypothéquer leur siège social pour obtenir les services de ce nouveau Facchetti. Grands compas, goût de l'espace, grosse cylindrée et distributeur automatique de centres aériens, le numéro deux hambourgeois est « une demi-équipe à lui tout seul » selon la formule d'un entraîneur de la Bundesliga. Six minutes après le but de Kipiani, Kaltz déborde le milieu de terrain soviétique et centre à mi-hauteur : une balle vive sur laquelle se jettent les cannibales, Hrubesch et Keegan en tète. Mudschiri touche le premier, mais c'est pour battre son propre gardien Gabelija et donner l'égalisation à Hambourg. Dynamo Tbilissi ne perd pas pied pour autant, durcit le jeu et continue à se montrer menaçant. Pourtant, Hambourg accentue sa pression dans un combat sans concession, et commence à gagner la plupart des duels d'homme à homme. Seule la défense allemande donne des signes de nervosité, canon-nant en détresse, signe que l'adversaire n'est pas manchot. Kargus doit même, en plusieurs occasions, faire des décollages et des atterrissages en terrain miné. À la 53e minute, Kaltz centre à nouveau. Keegan surgit devant Gabelija et, du bout du pied, en pleine extension, obtient le second but hambourgeois. Douze minutes plus tard, le même Kaltz tire un coup franc pour la tête de Hartwig : 3-1.11 reste encore vingt-cinq minutes et le H.S.V. tente le tout pour le tout afin d'accentuer son avance. Le match-aller en reste cependant là.
Goals David Mudzhiri 42og) 42, Kevin Keegan 53, William Hartwig 74; David Kipiani 29

Codec H264, Mkv
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Au mois de novembre, l'U.R.S.S. peut ne pas être le paradis terrestre. On a déjà emmailloté les pommiers en Sibérie et l'on attend les premières grosses neiges. Mais Tbilissi est situé sur la même latitude que Rome et Madrid. Un vent du sud-ouest porte la température à douze degrés et les joueurs allemands peuvent ôter leurs ceintures de flanelle du Dr Schmidt. On vit bien en Géorgie. Cette ville, qui garde des maisons du sixième siècle, est encore imprégnée de civilisation orientale. Elle baigne dans son passé et ses légendes. L'une de celles-ci raconte qu'un certain Zar Gorgasali avait domestiqué les jaillissements d'eau sulfurée bouillante et que, d'une seule flèche, il y précipitait un faisan, aussitôt cuit aussitôt dégusté. L'intention de Dynamo Tbilissi est de transformer le H.S.V. en faisan à la cocotte ainsi qu'il l'a fait pour Liverpool. Bob Paisley, à distance, pense d'ailleurs que Keegan et ses copains vont beaucoup souffrir en Géorgie et que l'affaire pourrait bien se terminer aux penalties. Un moindre mal, selon lui, pour les Allemands. egan a donné quelques inquiétudes à son club, après avoir prolongé son contrat d'un an et être devenu le champion de la British Petroleum, sponsor du H.S.V. Il a manqué, en effet, tout le début de saison à cause de l'hospitalisation de sa petite fille puis d'une douleur dorsale. Zebec s'est plaint de ses activités extra-footballistiques et de sa lenteur à se rétablir. Mais, à l'heure de la Coupe d'Europe, « Mighty Mouse» (la puissante souris) est sur ses deux jambes. Elle n'oublie pas, cette souris, qu'elle a dévoré le chat, un jour de 1977, pour le compte de Liverpool. Dès la 5e minute de jeu du match-retour, Tbilissi a fait son retard grâce à un tir de Gutsajew consécutif à un coup-franc. À la 29e miute, sur un centre de Machaidze, une reprise de la tête de Shengalia est cueillie dans un coin par Kargus. « Les Géorgiens jouent comme des Brésiliens» constate un envoyé spécial allemand. Le H.S.V., avec une défense centrale Nogly-Jakobs, a encombré le milieu de terrain de quatre fortes personnalités, manieuses de ballon et fermes de caractère : Buljan-Keegan-Hartwig-Magath, les deux hommes de pointe étant Reimann et Hrubesch. De ce milieu, jaillissent des actions tranchantes dont l'une, à la 30e minute, se termine par une tête de Magath sur un poteau. Le H.S.V. attendait peut-être ce signe du destin. Deux éclairs zèbrent le ciel. À la 34e minute, une passe de Hidien trouve la tête de Hrubesch lequel remet sur Keegan : 1-1, et coup de froid sur les sources chaudes. Sept minutes plus tard, un centre de Kaltz trouve encore la tête de Hrubesch qui marque : 1-2 et début de l'ère glaciaire. Quatre minutes encore (45e) et Kipiani égalise à 2-2 : réchauffement de l'atmosphère. Les Géorgiens sont désormais mal partis, et ils le savent. Il leur faudrait trois buts pour se qualifier, soit un 5-2. Il faudrait aussi un effondrement du H.S.V., tout à fait illusoire. Car l'équipe allemande a trouvé sa vitesse de croisière. Elle domine dans tous les compartiments du jeu, marque un troisième but par Buljan (56e, centre de Magath) et défend « physiquement» sa victoire (avertissement à Hidien). Les Allemands pavoisent. Keegan fait remarquer que Hambourg a réussi là où Liverpool a échoué. Et le «Kicker» peut titrer: «Tolaler Triumph: allé sechs kamen weiter» (Triomphe total : les six sont passés). Les six en question, outre Hambourg, sont Stuttgart, Moenchengladbach, Bayern, Kaiserslautern, Francfort, tous qualifiés en Coupe de PU.E.F.A. Le seul «traitre» à la cause collective est Fortuna Dusseldorf, éliminé au premier tour de la Coupe des Coupes par les Glasgow Rangers.







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