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Senin, 23 April 2012

Primera Division 1988 1989 "El Clasico" Barcelona Real Madrid Both Legs

 De tous les clubs du monde, le F.C. Barcelone est probablement le plus difficile à diriger pour un entraîneur. Celui-ci est évidemment soumis à l'obligation de résultat mais il doit, en outre, offrir une équipe spectaculaire et ambitieuse, en toutes circonstances, quels que soient les aléas de blessures ou la couleur du temps. Kubala, Michels, Menotti, Venables et bien d'autres, dont notre vieille connaissance Salvador Artigas, ont été brûlés plus ou moins rapidement par le feu ardent de la Catalogne footballistique. Ils n'en ont gardé aucun regret, fiers d'avoir pu écrire, en passant, quelques pages de la Fabuleuse Histoire des azulgrana. Tous les autres sont des frustrés, y compris Sepp Piontek qui, pourtant, aura connu avec ses Dynamite Danois une aventure éblouissante : « Je paierais pour vivre une expérience avec le Barça. » La tradition du F.C. Barcelone repose sur plusieurs données immuables : son émanation populaire, traduite par l'existence de 108 000 socios (abonnés à vie ou presque) depuis que la capacité du Camp Nou a été portée à 120 000 places ; un stade de football prodigieux de beauté, d'architecture adaptée, de vision périphérique ; un attachement viscéral aux joueurs qui défendent le maillot contre le Real, la Castille, le monde entier ; un style de football qui, avant même de gagner, doit plaire. Le Barça vit du présent à travers son passé. Personne n'a oublié, à Barcelone, la mort soudaine et tragique de Benitez, dans les années soixante, ni la veillée de son corps dans le stade plein. Personne n'oubliera jamais les chevauchées du terrible chasseur Johan Neeskens qui, des années après, peut pointer son nez autour du Camp Nou en étant assuré d'y provoquer une émeute.

 Le technicien en chef doit donc intégrer tout cela et savoir se fondre dans la culture catalane, avec humilité et grandeur, ce qui pose un problème aux orgueilleux et aux timides. Terry Venables, Anglais venu du Royaume du haut avec son interprète et ses idées, y était assez bien parvenu en maniant la franchise et l'humour. Une certaine forme de complicité avait joué : il avait même divorcé de sa légitime parce que celle-ci préférait les brumes de la Tamise à la rôtissoire catalane, et sa fille fréquentait un pur Hidalgo. Mais Venables, à son corps défendant, avait commis la péché de malédiction européenne, un de plus, quand, à Séville, contre un Steaua Bucarest aux pieds de ciment et au gardien ailé (Ducadam), il avait perdu la finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions aux penalties. Sans marquer un seul but en cent-vingt minutes de jeu. A Berne, en 1961, le Barça d'Orizaola avait perdu aussi mais, au moins, l'attaque mitrailleuse formée de Kubala, Kocsis, Evaristo, Suarez, Czibor avait marqué deux buts et tiré plusieurs fois sur les poteaux. Il avait fallu se séparer de Venables, champion d'Espagne 1985 pourtant. Son successeur n'avait pas fait mieux : sixième en championnat 87-88 à... vingt-trois points du Real. Mais, heureusement, vainqueur de la Coupe d'Espagne devant le Real Sociedad, aux forceps (1-0, but d'Alexanko). Depuis plusieurs mois, le président du Barça, M. Nunez, discutait avec Johan Cruyff qui, lassé par la politique stupide de ses dirigeants d'Ajax, leur avait flanqué sa démission. « Je préfère mourir avec mes idées que vivre avec celle des autres » leur avait-il lancé. A Nunez, il avait redit la même chose : pleins pouvoirs sur le plan technique, responsabilité du recrutement, contrat d'un an. Après, on verrait. Les négociations avaient été serrées, le président de droit divin admettant mal qu'un footballeur d'essence divine lui oppose son intransigeance absolue et sans concession d'aucune sorte. M. Nunez finit par vouloir voir. Il vit donc. Ancienne étoile d'un Barça historique, champion d'Espagne 1974, le grand Johan avait le crédit du peuple. Il l'eut encore un peu plus quand il réaffirma que, pour lui, même devenu entraîneur, « le football est un jeu d'attaque et un spectacle. Créer, c'est aller de l'avant. Je ne veux pas m'ennuyer sur mon banc car, si je m'ennuie, moi, les spectateurs s'ennuient forcément aussi ». 

Et ce que Johan avait fait avec Ajax (vainqueur de la Coupe des Coupes 1987), il le refit avec le Barça, modifiant radicalement l'effectif, les mentalités et la manière de jouer. Quand il sentit des réticences chez les anciens joueurs, il les écarta sans pitié. Il avait de quoi : il avait impulsé treize mouvements de joueurs à l'intersaison. Il exigea une adhésion totale à ses idées qui était de jouer avec trois défenseurs seulement (Alexanko faux libero, encadré de deux partenaires plus stoppeurs que latéraux), un deuxième rideau avancé de deux joueurs et un troisième rideau de deux joueurs destinés à appuyer directement les trois attaquants. A cinq, on peut déborder sur les ailes ! Cruyff insista généralement sur la relance immédiate, le rythme et la volonté permanente de création à partir d'une technique de geste, de dribble et de passe irréprochable. Il insista enfin sur la variété des mouvements - il n'a rien contre le dégagement du gardien sur l'avant-centre, si ce n'est pas systématique - sur la rapidité et sur la prise de risques. « Un footballeur doit oser ». Dans ce style rénové, le Barça de Cruyff fit remonter la moyenne de spectateurs au Camp Nou de 45 000 à 90 000 en championnat, ce qui amortissait aisément le contrat important du Hollandais volant et qui allait permettre, un peu plus tard, de conclure le transfert de la superstar Ronald Kœman sur une base de quarante cinq millions de francs pour P.S.V. Eindhoven. Surtout, le jeu du Barça redevint crédible avec, au terme de vingt et une journées de championnat d'Espagne, un écart d'un seul point avec le Real (futur champion) et un goal-average de 46-16, signe que l'équilibre était trouvé. En fin de parcours, l'écart grandira un peu en faveur du Real mais, entre-temps, ce que les Madrilènes n'auront pas réussi en Coupe d'Europe, écrasés et humiliés qu'ils furent par Milan A.C., les Barcelonais, eux, ne l'auront pas manqué en Coupe des Vainqueurs de Coupes.




First Leg
Madrid, Santiago Bernabéu
22 October 1988
Day 8
Referee : Sánchez Armínio



Goals : Hugo Sánchez (57’), Aldana (59’), Gordillo (81’) 
Baquero (21’), Carrasco (70’)
Real. : Buyo; Solana, Tendillo, Sanchís, Esteban; Míchel, Martín Vázquez,  Gordillo; Aldana (Julio Llorente, min. 85), Butragueño (Paco Llorente, min. 74), Hugo Sánchez.  (Coach: Leo Beenhakker)
Barcelona :  Zubizarreta; Urbano, Aloisio, Milla (Serna, min. 66), López Recarte, Eusebio S.,  Lineker (Carrasco, min. 58), Baquero, Julio Salinas, Roberto F.B., Beguiristain.
(Coach: Johan Cruyff)




Codec H264, Mkv
Sound 160kps
Chaptered
Size 1g1
Formatted 16/9
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 1st Half



2nd Half


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Second Leg
1 April 1989
Nou Camp,
Barcelona
Referee : Ramos Marcos


Barcelona :  Zubizarreta; Serna, Alesanco, Aloisio, Eusebio S., Milla, Baquero, Roberto F.B.,  Romerito (Julio Alberto, min. 79), Julio Salinas, Beguiristain (Amor, min. 68).  (Entrenador: Johan Cruyff)
Real Madrid :  Buyo; Chendo, Gallego, Sanchís (Tendillo, min. 12), Esteban; Míchel, Schuster,  Martín Vázquez, Gordillo; Butragueño (Francisco Llorente, min. 89), Hugo Sánchez.  (Entrenador: Leo Beenhakker)

Codec H264, Mkv
Bitrate 1000
Sound 128 kbps
French Comments
Pass : thewildbunch22
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First Half
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Caps First Leg













Caps Second Leg










Minggu, 22 April 2012

Money Time 2011 2012 : "El Clasico" Primera Division Bacelona Real Madrid

21 April 2012
Camp Nou,
Barcelona


 Cela a commencé par un tifo géant, extraordinaire, animé par cent mille catalans, où l'on pouvait lire « Som I Serem » (« Nous sommes et nous serons »). Faux. Le FC Barcelone était champion d'Espagne et il ne le sera bientôt plus. En manque de jambes et de ses habituels repères collectifs, il a été battu par meilleur que lui hier (1-2). Et ses socios ont su le reconnaître, du moins ceux qui étaient encore là au coup de sifflet final et ne s'étaient pas enfoncés sous la pluie battante qui noyait les rêves de la Catalogne. Le Camp Nou a en effet applaudi le Real Madrid de Mourinho, et la fin fut donc à la hauteur de tout le reste, d'un match d'un haut niveau technique entre deux grandes équipes, peut-être les deux meilleures d'Europe. Mais cela on le saura la semaine prochaine... 

 Cette fois, il n'y eut pas de tacles assassins, pas trop de jérémiades. Et Pepe fut un peu le symbole de ce retour aux civilités, car on ne parlera quand même pas encore de bonnes manières. Il ne faut pas exagérer à propos du défenseur portugais, qui prit évidemment un carton jaune, mais sur son premier tacle appuyé (43e). Pepe aurait pu faire basculer ce Clasico par une très mauvaise passe latérale, une bourde réparée par une brillante sortie de Casillas devant Daniel Alves (6e). Mais il fut bien décisif, pour son équipe, en dominant Adriano dans un duel aérien, à la réception d'un cor-nerde Di Maria (1 -0,17e). Même si le ballon toucha au passage involontairement le bras gauche de l'ancien défenseur de Porto (2004-2007) vers le buteur, Khedira. à l'extrême, extrême limite du hors-jeu, le tacle rageur et victorieux du milieu allemand dans les six mètres matérialisait le pressing haut d'un Real Madrid magnifiquement organisé et qui eut presque aussitôt (21e) le ballon du K.-O. 

 Un débordement pas très bien négocié cependant par Ronaldo qui ignora Ôzil, bien mieux placé que lui. Chaque accélération de l'icône portugaise et de Benzerna causait alors le trouble dans la défense à trois d'un Barça, qui avait décidé de prendre tous les risques pour combler son retard sur son rival de toujours. Le Real mit ensuite moins d'intensité sur son adversaire, sans vraiment être en dan-gerjusqu'à l'égalisation d'Alexis Sanchez, tout juste entré en jeu (1 -1, 70e). C'est le moment que choisit Cristiano Ronaldo pour être enfin à la hauteur de l'événement et pour être plus grand que Lionel Messi. La passe d'Ôzil fut magnifique, la vitesse et le sang-froid du Portugais définitivement fatals au FC Barcelone (2-1,73e). Grâce à ce but synonyme de victoire, la première du Real au Camp Nou en Liga depuis le 23 décembre 2007 (1 -0), les Catalans sont repoussés à sept longueurs à quatre journées de la fin.

Autant dire que Mourinho va fêter son premier titre de champion d'Espagne à la tète du Real Madrid. Comme il a la rancune tenace envers les médias ibériques, il envoya encore son adjoint, Aïtor Karanka, en conférence de presse, lequel se contenta de saluer « une victoire très importante, un très bon match de toute l'équipe ». « Rien n'est encore fait pour le titre" ajouta la langue de bois basque. Pep Guardiola a dit tout le contraire : « Je félicite le Real Madrid pour son match et pour le titre. Je n'ai pas le sentiment que mon équipe ait été inférieure ce soir , mais il est difficile de toujours maintenir le rythme sur lequel nous jouons depuis quatre ans. » Et voilà maintenant le Barça menacé de tout perdre. Il est apparu fatigué. Or, pendant que les deux poids lourds espagnols s’écharpaient avec toutes leurs forces vives, leurs adversaires faisaient reposer leurs joueurs clés (voir par ailleurs). De quoi remettre en cause la finale dite « de rêve » que serait le... septième Clasico de la saison, en finale de la C 1 le 19 mai à Munich ? Réponse imminente.










 Caps