Du 22 Juillet 2011 au 18 Mai 2012
avi
Stadium sound
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Juaninho
From round of 16 to final
On nous a bassinés. On vous a bassinés. Tout le monde a été bassiné. La finale, c’était écrit, cela devait être Barcelone-Real Madrid. Le 7e de la saison après les deux matches de Supercoupe, les deux de Copa del Rey et les deux de championnat. Après avoir éliminé le Milan AC, le Barça pensait avoir la voie royale jusqu’à la finale de Munich. A vrai dire, le Real aussi. En même temps, c’est normal. Les deux équipes sont actuellement les deux meilleures équipes du monde. Les seules capables de dépasser la barre des 100 buts en championnat. Les seules qui comptent dans leur effectif un joueur en mesure de marquer à lui seul plus de buts que la plupart des équipes de Ligue 1. Cela devait donc être l’apogée de cette saison. Une finale entre Pep et José. D’ailleurs, si finale il y avait eu, peut-être bien que Guardiola n’aurait pas annoncé son départ avec tant d’avance. Il aurait certainement attendu l’issue du match de Munich, pour partir en héros. Ou pas. Mais finalement, non. Pas de Clásico en finale de Ligue des Champions. Les Allemands et les Anglais, pas forcément plus brillants, ont su être plus costauds et plus forts mentalement. Cependant, que personne ne s’inquiète : le prochain Clásico devrait avoir lieu dès le mois d’août, en Supercoupe d’Espagne. Éternelle ritournelle.
Il fut un temps où les arrière-gardes italiennes étaient craintes dans toute l’Europe. Un instant, cette saison, on a bien cru que ça y était, que c’était le retour de la défense made in Italy. Déjà, le Calcio a été le seul des championnats majeurs à qualifier tous ses représentants pour les huitièmes de finale. Lors des matches aller, tout va bien, ou presque. Naples met une fessée à Chelsea, Milan écrase Arsenal et l’Inter s’incline à la dernière minute contre l’OM. Lors des matches retour, il faut donc assurer. Défendre pour le Napoli ? Une hérésie. Les Napolitains attaquent pendant presque toute la rencontre, et voient leur avantage diminuer au fil des minutes et des pions adverses. Le coup de poignard intervient en pleine prolongation, avec le but d’Ivanovic qui élimine les joueurs de Mazzarri. Et Milan ? Avec ses quatre buts d’avance, les Milanais ont offert une prestation pitoyable, s’inclinant 3-0 et remerciant leur gardien Abbiati d’avoir empêché l'humiliation suprême. Un Milan qui cèdera finalement au Camp Nou, sous les coups de Messi et Iniesta (et de l’arbitre). Et l’Inter ? Certainement les pires. Après avoir laborieusement ouvert le score à San Siro contre Marseille, les Nerazzurri doivent juste résister à la furie marseillaise (LOL) et inscrire un deuxième but. Résultat : ce deuxième but a bien été inscrit. Mais après avoir encaissé un but de Brandao. Giacinto Facchetti peut s’en retourner dans sa tombe.
Monaco qui atteint la finale de la Ligue des Champions : c’était il y a huit ans. Une éternité. Depuis, hormis la demi-finale de Lyon, pas d'incroyable épopée à se mettre sous la dent. Pourtant, cette année, les clubs français ont fait quelque chose de grand lors des phases de poules. Si le champion lillois a été sorti dès le premier tour par clair manque de réalisme et d’expérience, Marseille s’est offert une invraisemblable qualification à Dortmund, avec ce but de Valbuena dans les arrêts de jeu. Lyon a fait encore plus fort, en allant gagner 7-1 sur la pelouse du Dinamo Zagreb. Tiens, ça tombe bien, c’est justement le nombre de buts qu’il leur fallait pour se qualifier. Après cela, les Lyonnais n’ont rien pu faire contre le terrifiant APOEL Nicosie, confirmant que le temps où les joueurs de JMA éliminaient le Real Madrid est bien révolu. Quant à l’équipe de Didier Deschamps, après avoir éliminé l’Inter sans avoir vraiment compris comment (le dos de la Brandade, quoi), elle s’est tranquillement fait sortir par le Bayern (0-2, 2-0). Histoire de bien signifier que ces clubs ne font plus peur aux puissantes écuries européennes. Vivement le PSG "bling bling" en Ligue des Champions. Et vivement Loulou Nicollin au Camp Nou. 
À croire que le Bayern Munich ne voulait pas la gagner, cette finale. Un pénalty raté durant la prolongation, deux tirs au but loupés alors que Chelsea avait débuté la série par un échec… Non. Ils ne devaient pas gagner. Pourtant, celui qui a le plus les boules de la soirée, c’est certainement Tottenham. En effet, les Spurs, arrivés quatrièmes de Premier League, vont devoir gentiment rendre leur billet pour la Ligue des Champions 2012-13 à Chelsea, puisque le règlement n’autorise que quatre équipes anglaises à participer à la C1, et se contenter de l’Europa League. C’est tout de même con, surtout lorsque l’on sait que l’équipe de Harry Redknapp n’est arrivée qu’à une toute petite longueur d’Arsenal. C’est là que les fans des Spurs repensent aux défaites subies à domicile contre Norwich ou sur les pelouses d’Everton, Stoke et QPR… Déjà que l’amour entre Tottenham et Chelsea, deux clubs de Londres, n’était pas vraiment au beau fixe, ce joli vol de place en Ligue des Champions bien en règle ne risque pas d’arranger les choses. Mais que les fans de Tottenham voient le bon côté des choses : au moins, la victoire de Chelsea les qualifie directement pour les phases de poules de la C3. Même pas besoin de se farcir un tour préliminaire. Alors, heureux ?
Final
Les deux équipes s'affrontent pour la première fois de leur histoire en finale de la Cup. Elles ont, l'une et l'autre, besoin de ce trophée : Liverpool a soulevé la League Cup, mais doit faire oublier ce qui pourrait être sa pire saison en Championnat depuis dix-huit ans. Chelsea va disputer la finale de la Ligue des champions, sans avoir la certitude de la remporter, évidemment.
Finale
C'est justement parce que l'USQ a réalisé «un parcours impressionnant» que Cris place pratiquement les deux équipes sur un pied d'égalité. Sans aucune crainte d'être "ridicule" en cas de défaite ? «Non, c'est une finale, un match important pour les deux équipes», a-t-il insisté. Encore davantage pour l'OL qui n'a plus rien gagné depuis 2008, non ? «Bien sûr, ça reste un trophée pour notre palmarès, pour l'histoire du club, pour tous les joueurs qui sont venus à Lyon pour gagner des titres... Mais en face, il y a une bonne équipe, il faut la respecter».
Pour appuyer ses propos, Cris raconte comment il avait trouvé les joueurs de Régis Brouard «impressionnants» face à l'OM et contre le Stade Rennais. «C'est une équipe bien organisée, qui fait beaucoup d'efforts et qui ne lâche jamais rien», a-t-il relevé devant sa télé. Après être passé à côté d'une première finale, il y a deux semaines face à Marseille en Coupe de la Ligue, il mise sur l'état d'esprit affiché tout au long de la semaine pour s'épargner un nouveau camouflet. «Quand on a joué l'OM, on savait qu'il y aurait une autre finale, souligne-t-il. Cette fois, c'est la dernière. On est plus dedans».
