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Senin, 23 April 2012

Uefa Cup 1985 1986 Final Real Madrid Fc Köln Both Legs

  Le Real Madrid n'a de problèmes, ni de jeunesse, ni d'argent. Berceau et creuset du football espagnol, compétiteur fervent de la tradition, émanation d'une structure exemplaire bâtie sur la possession de ses biens (stade, siège, cité sportive), la participation des socios-abonnés, la gestion et une stricte administration, il est, avec Barcelone, Naples, la Juventus, Manchester United, Feyenoord et quelques autres, l'un des clubs les plus puissants du monde. Il l'a prouvé en conquérant - record absolu - six Coupes d'Europe des Clubs Champions, une Coupe de l'U.E.F.A., et en jouant quelques autres finales (trois en C,, deux de C2). Le Real Madrid n'allait pourtant pas très bien, ces dernières années, atteignant même le fond durant la saison 1984-1985, ce qui, avec lui, ne va jamais très profond. Il avait alors appelé son homme-fétiche, Luis Molowny, un ancien joueur de talent recouvert! en technicien-manager. Quatre fois, Molowny a repris la barre en cours de saison, succédant à Munoz, Miljanic, Boskov et Amancio et, à chaque fois, remettant le bateau en ligne. En 1985-1986, le Real Madrid creuse sa route sans faiblesse avec une attaque à trois pointes qui, il est vrai, n'a pas d'équivalent : Valdano l'Argentin, futur champion du monde ; Hugo Sanchez le Mexicain ; Emilio Butragueno le petit prodige espagnol, sans oublier les deux glorieux anciens et réservistes Juanito et Santillana, le feu-follet fou et le buteur monté sur ressorts. 
 
 En championnat d'Espagne, le Real écrase tous ses concurrents, ne connaissant pas la défaite avant d'avoir conquis mathématiquement le titre. Et, en Coupe de l'U.E.F.A., il réserve à ses hôtes de Chamartin des traitements qui laissent de cuisants souvenirs. Ainsi, après avoir éliminé AEK Athènes (0-1, 5-0) et Chernomoretz Odessa (2-1, 0-0) aux premiers tours, le Real s'est fait piéger à Moenchengladbach sur un score qui semble sans appel : 1-5. Au retour, avec l'appui de son public, de sa fureur de vaincre toujours recommencée et de son vétéran Santillana, il réussit le score idéal, à la minute près : 4-0, buts de Valdano (5e, 19e) et de Santillana (77e, 89e). On crie au miracle mais, avec le Real, le miracle sonne toujours deux fois. Après avoir éliminé Neuchâtel Xamax, club de Gilbert Gress et de Stielike (3-0 mais 0-2 en Suisse), en quart de finale, les lions de Castille se retrouvent encore en position délicate, battus qu'ils sont à San Siro par un Inter de Milan agressif et sûr de soi (3-1, deux buts de Tardelli, un autre de Salguero contre son camp). Ils rugissent à nouveau, réussissent un 3-1 durant le temps réglementaire (Hugo Sanchez sur deux penalties, 44e, 75e ; Gordillo, 63e) et impulsent un 5-1 en prolongation (Santillana, 93e, 107e).

Ainsi lancés comme des avions, ils semblent inarrêtables, même devant un finaliste comme Cologne qui compte Schumacher, Klaus Allofs et Littbarski dans ses rangs et qui a éliminé successivement Gijon (0-0, 2-0 Bohemians Prague (4-0,4-2), Hammarby (1-2 3-1), Sporting Lisbonne (1-1, 2-0) et Waregem (4-0, 3-3). Dans ces deux matches, Allofs a inscrit la bagatelle de cinq buts ce qui, avec trois autres buts dans les tours précédents et un supplémentaire contre le Real en finale, va faire neuf et lui donner la couronne (toute platonique) du meilleur buteur de C3. Le neuvième but de Klaus Allofs, marqué à Chamartin (30e minute) est le premier de la finale aller. Il déclenche, chez les Allemands, les baisers de la passion et, chez les lions de Castille, ce qui était à craindre, une réaction d'enfer : cinq buts de folie et de nulle part, acquis à l'instinct après d'irrésistibles poussées collectives par Hugo Sanchez (37e), Gordillo (43e), Valdano (51e, 85e) et... Santillana (90e). Le trophée est acquis mais, au match-retour, dans son fief, le F.C. Cologne tente le tout pour le tout dans un style abrasif qui est celui des faibles. Hugo Sanchez y laisse un bout de genou (qui lui fera perdre trois semaines dans sa préparation du Mundial), Cologne marque deux buts (Bein, 23e ; Gellenkirchen, 72e) mais force reste aux Madrilènes. Les statisticiens sortent leur règle à calcul. Le Real vient de gagner sa huitième coupe européenne, de participer à sa treizième finale, déjouer son 103e match européen (83 victoires et 11 nuls en 21 participations) et de marquer son 324e but (contre 71 encaissés). Il est grand, le Real. Il est beau. Et ses dents sont de lion plus acérées que le bec de notre canari. Mais notre canari de Loire chante si bien quand il se prend pour un aigle..



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Great Thanks to him


First Leg,
30 April 1986
Santiago Bernabéu,
Madrid
Referee: Mr Courtney

Goas: 0-1 29 ´ Klaus Allofs; 1-1 38´ H. Sánchez; 2-1 42´ Gordillo; 3-1 52´ Valdano; 4-1 85´ Valdano; 5-1 90´ Santillana
REAL MADRID CF, 5; Agustín; Salguero, Solana, Camacho; Martín Vázquez (Santillana 81´), Míchel, Juanito, Gordillo; Butragueño, Sánchez, Valdano.
FC KÖLN, 1; Schumacher; Geils, Gielchen, Steiner, Prestin; Geilenkirchen, Hönerbach; Bein (Hässler 70´), Janssen; Littbarski (Dickel 83´), Klaus Allofs.



Codec Divx,
Spanish Comments
Full Game







Second Leg
5 May 1986
Olympiastadion,
Berlin
Referee: Mr  Valentine

 Goals:    1-0  Bein 22´;  2-0 Geilenkirchen 72´.
 FC Koln, 2;Schumacher; Prestin, Gielchen, Geils (Schmitz 83´); Geilenkirchen,Steiner, Bein, Hönerbach, Bein; Janssen (Pisanti) 60´, Littbarski, Allofs.
Real Madrid, 0;Agustín; Chendo, Maceda, Solana, Camacho; Míchel, Gallego, Valdano,Gordillo; Butragueño (Juanito 88´), Hugo Sánchez (Santillana 20´)(Coach: Luis Molowny)


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Senin, 05 Maret 2012

Dfb Pokal 1970 1971 Bayern München FC Köln

Final
19 June 1971
Neckarstadion, 

Stuttgart
Attendance: 71,000
Referee: Ferdinand Biwersi

   Ganz klare, dicke Striche sind gezeichnet: Bayern München ist im Finale der Superfavorit und der 1. FC Köln ein Außenseiter im Miniformat. Der Skandal lahmt die Mannschaft, denn Manfred Manglitz steckt ja mittendrin, und das neutrale schwäbische Publikum empfängt die Mannschaft vom Rhein denn auch mit einem Pfeifkonzert. „Als ob wir was dazu könnten ...", beklagt sich Wolfgang Overath, Die Münchner sind mit 15 000 Schlachtenbummlern ins Neckarstadion gezogen. Ihr „Bayern, Bay-ern" beherrscht die Szene. Die 5000 Kölner fallen kaum auf. Und die Partie beginnt, als wenn sich die Bayern keine Zeit lassen dürften. Ein Sturmlauf, wie er im Buche steht. Angriff auf Angriff. Beckenbauer im Mittelfeld, als wenn er Ankurbler vom. Dienst und nicht der Libero wäre.


Das erste Tor fällt auch früh. Aber es fällt für Köln, Die 71 000 im ausverkauften Kessel sind perplex. 1:0 für Köln! Parits hat sich an der ersten Sperre der Abwehr vorbeigespielt und zu Rupp geflankt. Der Mittelstürmer düpiert den Riesen Schwarzenbeck, der fast einen Kopf größer ist, und schießt schräg ins Tor. Sepp Maier hat keine Chance. Die Szene um das Spielfeld verändert sich. Respekt vor Köln, dem Außenseiter, und erster Beifall. Auch die Szene drinnen ist anders. Die Bayern finden nur schwer ihren Rhythmus. Der Schock sitzt tief. Und dazu kommt die Angst vor einem zweiten Tor. Denn dann könnte alles vorbei sein. Das Volk bejubelt Milutin Soskic, den Jugoslawen im Kölner Tor. Was der alles hält, abklatscht, im letzten Moment noch wegfaustet... Bis zur Pause bleibt es beim l :0 für Köln. Zweite Halbzeit. Die Bayern legen das erwartete Powerplay vor. Müller frei - doch noch abgeblockt. Beckenbauer rückt auf. Nach 52 Minuten 1:1. Ein tolles Tor. Beckenbauer, wie so oft in der Kölner Hälfte postiert und von niemandem bedrängt, spaziert durch die Abwehr. Paß zu Mro-sko. Mrosko schießt, und Soskic pariert. Aber der Ball war viel zu scharf, um dem Torwart eine Chance zu lassen, ihn auch festzuhalten. Seitlich springt er weg, vor Beckenbauers Füße. Der Nachschuß ist unhaltbar. Beckenbauer wird gefeiert. „Kaiser Franz" ist in der Tat in dieser Stunde der Größte. Warum ihn die Kölner nicht sorgfältiger beaufsichtigen? Das wird später oft gefragt. Es bleibt ein Rätsel. Je ein Abseitstor für beide Mannschaften, Proteste hier und dort. Zwei Delikte im Kölner Strafraum, die nach Elfmeter riechen. Nach 72 Minuten Platzverweis für Koppenhöfer. Der Verteidiger hatte seinen Gegenspieler LÖhr getreten, als der am Boden lag.

„Er hat mich provoziert", klagte Koppenhöfer; doch gegen die Entscheidung des Schiedsrichters, dem in dieser Stunde so mancher Patzer unterlief, half kein Veto. Zehn Münchner gegen elf Kölner, und noch 18 Minuten zu spielen. Die Gewichtsverlagerung wird optisch nicht deutlich. Die Bayern halten mit. Nach 90 Minuten immer noch 1:1, also Verlängerung um zweimal 15 Minuten. Die Zeit der Wadenkrämpfe bricht an. Die Masseure haben mehr zu tun als sonst in drei Spielen. Wiederholung im August in Berlin? Noch fünf Minuten, vier, drei, zwei... Eckball für die Bayern. Der Ball kommt zu Schneider. Der schießt. Soskic wirkt wie erstarrt: 2:1. Sieg, Jubel, Niederlage, Tränen. Der Favorit hat gewonnen. Soskic, Weber, der gegen Gerd Müller so mächtig imponierte, Rupp und Flohe waren die Stars der geschlagenen Mannschaft. Es war nicht der große Tag des Wolfgang Overath. Es war der große Tag des Franz Beckenbauer. Auch Mrosko imponierte, selbst wenn er die leidenschaftliche Anteilnahme bisweilen übertrieb. Nachdem ihm Biwersi die gelbe Karte gezeigt hatte, wurde er ruhiger, ohne an Wirkung nachzulassen. 

 Bei den Bayern und bei den Kölnern wurde geheult, wenn auch aus verschiedenen Anlässen. Udo Lattek: „Ich muß meiner Mannschaft ein Lob zollen, ohne jegliche Einschränkung." Kölns scheidender Trainer Ernst Ocwirk: „Es ist bitter, mit einer Niederlage scheiden zu müssen..." Bernd Rupp gelobte, nie mehr in einem Endspiel mitzuwirken. Beim letzten Mal dem Außenseiter Offenbach unterlegen, jetzt dem Favoriten Bayern. Biskup kämpfte mit den Tränen, „Nichts wie Urlaub! Auf nach Dänemark. Vielleicht kann ich's dort leichter vergessen", sprach er mit gedämpfter Stimme. Sepp Maier wurde gefragt, ob er nach dem Platzverweis Koppenhofers noch an den Erfolg geglaubt habe: „Natürlich; ich wußte, daß wir kon-ditionell stärker waren," Franz Beckenbauer dozierte so selbstbewußt wie ein Universitätsprofessor: „Das war eine reine Nervensache. Natürlich war ich restlos glücklich, als Edgar Schneider uns' erlöste!" Koppenhöfer, der Unglücksrabe, dem die Freude über den Sieg so schwer fiel, beschönigte nichts: „Mir sind die Nerven durchgegangen ..." Bei der Ehrung war er nicht dabei. Er blieb in der Kabine sitzen, wie ein Häufchen Unglück. Aber er wird es verwinden, und Bernd Rupp wird beim nächsten Endspiel mit dem 1. FC Köln, wenn es eines gibt, doch wieder dabeisein.




MÜNCHEN: Maier, Koppenhöfer, Sciiwarzenbeck, Beckenbauer, Breitner, Zobel, Hoeneß (86. Hansen), Roth (67. Schneider), Mrosko, Müller, Brenninger.
KÖLN: Soskic, Thielen (98. Cullmann), Biskup, Weber, Hemmersbach, Flohe, Overath, Simmet (78. Kapellmann), Parits, Rupp, LÖhr.
Tore: 0:1 Rupp (14.), 1:1 Beckenbauer (52.), 2:1 Schneider (118.); Zuschauer:

Codec H264, mkv
Sound 160 kps
90mnts regular time
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Rabu, 22 Februari 2012

European Cup 1978 1979 Nottingham Forest Fc Koln Both Legs

Semi Finals,
First and second Leg
April 1979

Forest-Cologne, c'est le choc des titans ; l'assurance à peu près certaine, pour le vainqueur, d'inscrire son nom au palmarès de cette Coupe d'Europe tant convoitée ; l'affrontement de deux équipes orgueilleuses, dominatrices et sûres d'elles-mêmes ; le duel tactique de deux techniciens très supérieurs, Brian Clough et Hennés Weisweiler. Le courant ne passe pas très bien entre les deux hommes. Certains prétendent que leurs opinions politiques divergent trop pour que leur passion commune pour le football les réunisse. Brian est socialiste militant. Hennés affiche ouvertement son penchant pour la droite, et il a le tort de tout mélanger. N'a-t-il pas dit, à la grande fureur de l'autre : « Tout comme Clough, je ne crois pas aux entraîneurs démocrates. »

 C'est vrai que Clough est un chef à la main de fer. Mais jamais un de ses hommes ne l'a pris en flagrant délit d'injustice ou d'incompétence. Clough ne se trompe jamais. Il aime ses joueurs et dit parfois, dans une boutade : « Je veux voir quatorze Rolls-Royce sur le parking du stade : une pour chacun des joueurs, une pour Peter Taylor, et une pour moi. » Ses joueurs lui rendent bien cette affection, et McGovern, qui a suivi Clough dans toutes ses pérégrinations, affirme qu'aucun d'eux ne refuserait de « traverser un mur en courant si Brian le leur demandait ». Weisweiler n'inspire pas le même attachement, sauf à quelques-uns. C'est un professionnel admirable mais qui perd parfois son sang-froid. Son goût pour le football collectif, l'abnégation et la disponibilité, le rend curieusement allergique aux grands champions. On l'a vu entrer en conflit sanglant avec Netzer à Moenchengladbach, avec Cruyff à Barcelone, et avec Overath à Cologne. Le premier a dû s'exiler, le second a eu la peau du maître, et le troisième a pris sa retraite un ou deux ans plus tôt que prévu. Ce n'est pas à mettre au crédit de W.W. Les deux équipes de Cologne et Nottingham ne sont pas sur la même orbite au moment de se rencontrer. La première est à onze points de Kaiserslautern en championnat, elle marque peu de buts et elle est éliminée de la Coupe d'Allemagne. La seconde vient d'établir un record d'invincibilité (42 matches d'affilée sans défaite), de gagner la Coupe de la League anglaise, et elle talonne Liverpool en championnat.


First Leg
Forest Ground
11 April 1979
42 000 Attendance.
Referee M. Garrido (Portugal). 

Goals : Birtles (28*), Bowyer (53"), Robertson (63*) Van Gool (6e), Mùller (19'), Okudera (81')
Nottingham Forest : Shilton - Barrett, Needham, Lloyd, Bowyer - McGovern, O'Neill, Gemmill puis Clark (42*) -Birtles, Woodcock, Robertson.
F.C. Cologne : Schumacher - Konopka, Gerber, Schuster, Prestin - Cullmann, Zimmormann, Neumann, Glowacz puis Okudera (8T) - Van Gool, Mùller.

 Les deux ont des problèmes. Cologne doit se priver des services de son capitaine Heinz Flohe, lourd handicap à ce niveau-là. Nottingham ne peut compter ni sur Kenny Burns (pas encore remis d'une opération au genou), ni sur Viv Anderson (suspendu par l'U.E.F.A. après deux avertissements). Clough a donc déplacé Barrett de Tanière-gauche à l'arrière-droit, confié le numéro 3 à Bowyer et reconstitué un tandem central Needham-Lloyd dont la particularité est d'approcher les 170 kilos sur la bascule.

 Face à ces deux tanks alourdis par leur blindage et leurs canons anti-aériens, un petit bonhomme va bien s'amuser. Il s'appelle Van Gool et il est Belge. Après avoir empoisonné l'existence de l'équipe de France, quelques années auparavant, cet attaquant aux dribbles rasants a découvert en Bundesliga un football propre à son épanouissement. À 29 ans ou presque (il est né un 1er juin), cet ancien Anversois et Brugeois a toujours le mollet vif. Les cheveux qu'il perd sur les tempes, il les laisse pousser sur la nuque, sans que cela n'apporte rien à son élégance. Facétieux dans la vie comme dans son jeu, il raconte volontiers la recette de la fondue belge : « Vous faites une grande bassine de purée de patates, vous invitez des amis, et vous trempez des frites dedans. »
Est-ce parce que Roger Van Gool a raconté cette histoire à Needham et Lloyd, et que ceux-ci se tordent comme des bossus, que la route du but anglais s'ouvre devant le Belge ? On ne sait. Toujours est-il qu'à la suite d'une montée de Neumann sur l'aile gauche, Van Gool a devancé la sortie de Shilton et percuté la balle sur un poteau, cette balle ayant le bon coup de rentrer. On est à la 6e minute de jeu et, cinquante secondes plus tôt, un « une-deux » entre Van Gool et Dieter Muller a déjà permis à l'avant-centre allemand de croiser un tir à peine mal cadré. Menée 1-0, l'équipe de Nottingham Forest place des accélérations rageuses par son tandem Woodcock-Birtles. Elle accentue sa pression et, à la 18e minute, Needham catapulte le ballon, de la tête, sur la barre transversale. Forest n'a pas de chance. Il en a d'autant moins que, deux minutes plus tard, Van Gool oublie une nouvelle fois Needham dans la plaine, parcourt cinquante mètres en « tricotant des gambettes » et offre, véritable leçon de lucidité, le ballon du deuxième but à Cologne.

C'est la stupéfaction au City Ground. Cologne est en train de faire une démonstration éblouissante du jeu de contre, en y mettant de la couleur et du panache. Konopka, Zimmermann, les deux arrières latéraux, Neumannle demi, sortentcomme des obus de leurs dix-huit mètres et s'en vont participer constamment au j eu offensif de leur équipe. La balle, sollicitée, frappée, caressée, court aux quatre coins du terrain sans ralentissement ni maladresse. Une autre équipe que Forest serait battue d'avance malgré le soutien de 42 000 spectateurs. A la 22e minute, par Bowyer, elle a encore tiré sur la barre. Tout est ligué contre elle, y compris l'affreux terrain boueux qui imprime au ballon des hoquets de poivrot. Mais il faudrait plus qu'un tremblement de terre pour enlever à Forest sa confiance et son obstination. À la 27e minute, sur un corner, Birtles, embusqué aux six mètres, dévie prestement le ballon dans les filets de Schumacher. Le spectacle est éblouissant et les Français, privés de la retransmission télévisée par un veto de la Fédération française de football, ne savent pas encore qu'ils manquent le plus beau, le plus prenant des matches de l'année. Car Cologne ne ralentit pas non plus la cadence, et son duo Dieter Muller-Van Gool sème la panique à chacune de ses interventions. Juste avant la mi-temps (42e), le Belge s'enfuit une nouvelle fois, crochète, attire Shilton à lui et expédie le ballon... au ras d'un poteau. Gemmill, revenu en catastrophe pour tenter de sauver les meubles, se blesse aux adducteurs sur cette action et doit être remplacé par Clark.

Forest met alors en place son dispositif de pressing, comme il l'avait fait contre Grasshopper. Clark joue arrière-gauche, et Bowyer au milieu du terrain. Tous les ballons sont agressés par les diables rouges tandis que la défense allemande cherche un ballon d'oxygène. À la 53e minute, Bowyer avancé tire de quinze mètres et égalise à 2-2. Dix minutes plus tard, c'est au tour de Robertson de placer une tête irrésistible et de porter le score à 3-2. Quelle remontée pour Forest, et quel spectacle ! Les deux équipes, crottées, fatiguées, éprouvent le besoin de souffler un peu. Mais cela ne dure pas. Le combat reprend, hallucinant, chaque joueur allant au bout de son courage et de ses forces. À la 80e minute, Weisweiler décide de faire rentrer, à la place de Glowacz, son Japonais Yasuhiko Okudera, Celui-ci a été la révélation de la saison précédente et il a contribué, par un but magnifique, à la conquête du titre de champion par Cologne. C'est un bel athlète de 1,76 m et 70 kilos, 42 fois international dans son pays, qui jouait au F.C. Furukawa de Tokyo. Il va vite, il frappe fort, et il est le premier Japonais à jouer une Coupe d'Europe. Une minute après son entrée, Okudera récupère une passe de Roger-la-frite (Van Gool) et canonne des vingt-mètres. Peter Shilton est sur la trajectoire mais, inexplicablement, il laisse filer l'objet de tous les maux de Forest. 3-3 au tableau d'affichage et rude soirée pour la Reine. Au coup de sifflet final, les joueurs allemands tombent dans les bras les uns des autres. Ils vont saluer leurs supporters tandis que Weisweiler essuyé ses lunettes d'émotion. Pour la majorité des gens, Cologne a déjà un pied en finale. « 3-3 : damit ist Kôln fast schon im Endspiel » titre l'hebdomadaire « Kicker» (3-3 : avec ça, Cologne est déjà en finale). Peter Shilton lui, bat sa coulpe : « Je suis responsable de deux buts » « Ça, c'est certain » lance Clough en écho.

Codec Xvid, Avi
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Second Leg
Forest Ground
25 April 1979
62 000 Attendance.
Referee M. Rainea (Roumania). 


Goal: Bowyer (65e) forNottingham Forest. 
F.C. Cologne : Schumacher - Konop-ka,  Cullmann,  Strack,  Prestin    -Schuster, Glowacz puis Okudera (70e), Neumann, Zimmermann - M ùl1er puis Flohe (40e), VanGooi. 
Nottingham Forest : Shilton - An-derson.Burns, Lloyd, Clark-McGovern, O'Neill. Bowyer - Birtles, Woodcock, Robertson.

Nottingham Forest est dans une position difficile pour le match retour, un match nul autre que 44 ou 5-5 étant insuffisant pour le qualifier. Il lui faut gagner, et la performance paraît délicate. Clough a beaucoup réfléchi sur les erreurs tactiques commises par Forest à Nottingham, et notamment sur l'absence de « sweeper » (libero) aggravée par la lourdeur et le manque de complémentarité de Needham-Llyod. Heureusement, il retrouve à la fois Anderson et Burns avant d'aller à Cologne, de quoi voyager. Et puis, il décide de bombarder la défense colognoise de balles aériennes. Il a remarqué une faiblesse allemande dans ce secteur, faiblesse démontrée par une lourde défaite (1-5) devant le Bayern, quatre jours avant le nouvel affrontement Cologne-Forest. Forest n'enverra pas n'importe quels centres, mais des centres lents, lobés, des centres qui « pendent dans l'air ».

Weisweiler n'est pas à l'aise, comme s'il sentait le contrôle de la situation lui échapper. Flohe, en voie de guérison, n'est pas tout à fait apte à rentrer. Van Gool sort d'une grippe. Gerber est blessé. Et Clough déclare à tous les vents : « Je ne voudrais pas être dans la peau de Weisweiler, car il a tout à perdre dans ce match. » Weisweiler le sait bien, qui manifeste beaucoup de nervosité, et inquiète ses propres dirigeants. Le début de ce match-retour est très équilibré. Cologne, avec sa défense remaniée - Cullmann en couvreur, Strack en stoppeur et Schuster en milieu défensif -ne prend pas de risques mais attaque tout de même, un coup de tête de Neumann (8e minute) manquant d'aboutir. Van Gool fait des misères à Anderson et, sur l'un de ses centres (20e), Dicter Muller manque la reprise de peu. Trois minutes plus tard, Shilton doit sortir au devant du numéro 9 allemand pour l'obliger à croiser trop son tir.

Dieter Muller est intenable. On sent qu'il détient dans ses pieds, dans ses jaillissements, dans sa volonté, la clé de la victoire pour Cologne. À la 32e minute, il perce une nouvelle fois la défense anglaise, côté droit, mais le ballon allant trop vite, il tente de le talonner pour un partenaire. Malheureusement pour les Allemands, il se blesse à la cuisse sur cette action et doit abandonner le champ de jeu. Flohe entre à sa place, mais plus rien ne va être pareil pour Cologne, Weisweiler commettant une lourde erreur tactique à la mi-temps. L'entraîneur allemand demande, en effet, à Cullmann et Schuster de permuter, et à Van Gool de passer au poste d'avant-centre. Les Anglais eux, n'ont rien changé à leur manière de jouer. Ils alternent les échanges de passe ultra-rapides, à ras de terre, Woodcock et Birtles faisant une démonstration d'adresse dans ce domaine ; et le pilonnage aérien qui fait se ronger les ongles à Weisweiler. A la 65e minute, sur un nouveau corner concédé par les Allemands et tiré par Ro-bertson, Llyod, placé au premier poteau, prolonge le ballon en arrière, et un peu en retrait. Bowyer, d'une vigoureuse frappe de la tête, devance son ami Burns et bat Schumacher sans rémission. C'est le grand soir de lan Bowyer, un ancien buteur de Manchester City et d'Orient (un club londonien) que Clough a fait reculer de un, et parfois de deux crans...

Codec Xvid, Avi
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460mo
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